Il est  

00h00

 à Mada

×

Les sites RAMSAR pour la protection des zones humides

Ramsar

Le logo de la Convention de RAMSAR

L'eau est source de vie. Protéger l'eau, c'est protéger à la fois notre planète bleue et ses habitants (faunes et flores). La Convention RAMSAR a pour mission « La conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier » (définition du site officiel ramsar.org).

La convention de RAMSAR s'intéresse tout particulièrement à la protection des eaux douces: les lacs et cours d’eau, les aquifères souterrains, les marécages et marais, les prairies humides, les tourbières, les oasis, les estuaires, les deltas et étendues intertidales, les mangroves et autres zones côtières, les récifs coralliens et tous les sites artificiels tels que les étangs de pisciculture, les rizières, les retenues et les marais salés.

RAMSAR

La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau, connue aussi sous le nom de la Convention sur les zones humides, est un traité international élaboré et adopté le 2 Février 1971 lors de la réunion qui s'est déroulée en Iran, dans la ville qui se nomme RAMSAR (d'où le nom de la convention). Chaque pays signataire de la convention s'engage à:

like share tweet

  • à œuvrer pour l’utilisation rationnelle de toutes leurs zones humides;
  • à inscrire des zones humides appropriées sur la Liste des zones humides d’importance internationale (la « Liste de Ramsar ») et à assurer leur bonne gestion;
  • à coopérer au plan international dans les zones humides transfrontières, les systèmes de zones humides partagés et pour les espèces partagées.

Actuellement, plus de 160 pays sont signataires de la Convention de RAMSAR, dont Madagascar.

Pourquoi les zones humides ?

Il a été démontré que les zones humides procurent des avantages infinis, non seulement aux oiseaux qui peuvent être les premiers bénéficiaires de leur conservation, mais aussi à l'humanité tout entière ainsi qu'à l'écosystème en général. Cependant, la plupart des zones humides de notre planète subissent un déclin continu d'un point de vue superficie et d'un point de vue qualité. Voilà pourquoi il est impératif de les conserver, et la convention a adopté une définition très large du terme "zone humide".

Parc Tsarasaotra

Le Parc Tsarasaotra, au coeur de la capitale

Mais de cette large définition découlera aussi une notion importante: la protection d'un site RAMSAR ne se fera de la même façon qu'une aire protégée traditionnelle. En effet, les sites RAMSAR seront des sites habités et exploités la plupart du temps (tels les rizières qui seront cultivées, les lacs où les pêcheurs poursuivront leurs activités, les cours d'eau qui resteront des voies navigables...). Le terme "protection" prendra de ce fait une définition toute aussi large, dépendant la plupart du temps de la qualité du site lui-même.

Les sites RAMSAR à Madagascar

Madagascar compte actuellement 21 sites RAMSAR, qui compte en tout 2 147 911 ha :

Pygargue de Madagascar

La Pygargue de Madagascar, Haliaeetus vociferoides, qui aime particulièrement les mangroves
  • La Barrière de Corail de Nosy Ve Androka, qui est également un Parc National marin
  • Le site Bioculturel d’Antrema qui regroupe plusieurs lacs permanents et temporaires, plusieurs rivières et cours d’eau, et une forêt qui 220 espèces de plantes indigènes de Madagascar, lieu d'habitation de plusieurs lémuriens et plusieurs reptiles.
  • Le complexe des zones humides de Bemanevika dans le nord-ouest de Madagascar, qui regroupe des fragments de forêts pluviales tropicales, des prairies, des marais et des marécages, des lacs, des rivières et des cours d’eau.
  • Les zones humides de Sahamalaza, environ 12 800 hectares de récifs coralliens et 10 000 hectares de mangroves, qui font partie du Parc National du même nom.
  • Les zones humides d’Ankarafantsika, dans deux zones séparées du Parc national d’Ankarafantsika, avec ses six lacs permanents, ses rivières, ses cours d’eau et ses marécages à Raphia.
  • Les mangroves de la baie d’Ambaro, entre l’île de Nosy Faly au sud et Port Saint-Louis au nord, habitat entre autres de l’Aigle pêcheur de Madagascar et du Microcèbe de la Sambirano.

Powered by: