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Ambakona An'alabe

Mantella aurantiaca

La mantelle dorée, Mantella aurantiaca

L’aire protégée d’Ambakoana-Analabe se situe dans l’est de Madagascar, dans la région Alaotra-Mangoro, dans le secteur de Moramanga. Elle correspond à deux petits fragments de forêt humide, Ambakoana et Analabe, qui ont une importance particulière pour la conservation de la biodiversité locale.

Le site est classé parmi les Nouvelles Aires Protégées de Madagascar. Il apparaît également comme une Zone clé pour la biodiversité (KBA) sous le code MDG-61. Les données du CEPF lui attribuent une superficie d'environ 39,6 hectares, ce qui en fait une aire protégée particulièrement petite par rapport à la plupart des autres sites créés au cours de la même période.

Deux fragments forestiers précieux

Ambakoana et Analabe sont des fragments de forêt humide de l'Est, aujourd'hui isolés au sein d'un paysage fortement transformé. Leur intérêt vient donc autant de la biodiversité qu'ils conservent que de leur rôle de refuges pour des espèces forestières dans un environnement où la couverture naturelle a fortement diminué.

Le site est notamment connu pour ses populations de Roussette de Madagascar (Pteropus rufus), une grande chauve-souris frugivore endémique de Madagascar. Des études réalisées dans les années 2000 ont recensé des colonies importantes à Ambakoana et Analabe, montrant l'importance de ces fragments forestiers pour cette espèce.

La Mantelle dorée

Ambakoana et Analabe présentent également un intérêt particulier pour la conservation de la Mantelle dorée (Mantella aurantiaca). Une stratégie nationale consacrée à cette espèce identifie précisément Ambakoana et Analabe parmi les localités importantes pour sa conservation.

La Mantelle dorée est une petite grenouille endémique de Madagascar, étroitement associée aux forêts humides et aux zones marécageuses de l'est de l'île. La présence de cette espèce dans le secteur renforce considérablement l'intérêt biologique de ces petits fragments forestiers.

Un habitat sous forte pression

L'histoire d'Ambakoana et d'Analabe illustre bien le problème des petits fragments de forêt de l'Est malgache. Ces formations forestières sont entourées par des zones agricoles et des paysages profondément modifiés.

Les études consacrées à Pteropus rufus ont notamment relevé des signes de dégradation et de pression humaine autour des fragments forestiers. La chasse et la disparition progressive des arbres peuvent affecter directement les colonies de chauves-souris.

Un petit site, mais un intérêt important

Avec sa superficie très réduite, Ambakoana-Analabe pourrait sembler secondaire face aux grandes aires protégées malgaches. Pourtant, son intérêt est précisément de conserver des fragments de forêt humide abritant des espèces endémiques menacées, dans une région où ces habitats sont devenus rares.

Pour ton site, je mettrais donc particulièrement en avant la Mantelle dorée (Mantella aurantiaca) comme espèce emblématique, et la Roussette de Madagascar (Pteropus rufus) comme deuxième illustration possible.

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