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Il est
à Mada
Tsaramaso ou Phaseolus vulgariuos

Haricot blanc ou Tsaramaso en malgache
Le tsaramaso, nom malgache couramment donné au haricot commun (Phaseolus vulgaris), occupe une place importante dans l'agriculture et l'alimentation de Madagascar. Cultivé aussi bien pour la consommation locale que pour la vente, il est présent dans de nombreuses régions de l'île. Sa culture concerne particulièrement les exploitations familiales, pour lesquelles le haricot constitue à la fois une source de nourriture et un revenu complémentaire.
Une culture ancienne dans les campagnes malgaches
Le haricot commun n'est pas originaire de Madagascar : il provient des Amériques et s'est diffusé dans de nombreuses régions du monde après l'arrivée des Européens.
À Madagascar, il est aujourd'hui largement intégré aux systèmes agricoles traditionnels. Les agriculteurs ont développé au fil du temps une grande diversité de variétés et d'écotypes adaptés aux différents milieux de l'île. Des travaux consacrés aux ressources génétiques malgaches ont ainsi recensé 194 accessions de Phaseolus vulgaris, témoignant de cette importante diversité.
Où cultive-t-on le tsaramaso ?
Le haricot est cultivé dans plusieurs régions de Madagascar, notamment sur les Hautes Terres. Les régions d'Analamanga, Itasy et Vakinankaratra comptent parmi les zones où cette culture est pratiquée.
Une étude réalisée dans ces trois régions a estimé à environ 56 000 hectares les superficies consacrées au haricot, ce qui montre l'importance de cette culture malgré des exploitations généralement de petite taille.
Le haricot s'adapte à différents environnements et peut être cultivé seul ou associé à d'autres plantes. Cette souplesse explique en partie sa présence dans de nombreux systèmes agricoles malgaches.
Comment cultive-t-on le tsaramaso ?
Le cycle du haricot est relativement court, ce qui permet aux agriculteurs de l'intégrer facilement dans leurs rotations et associations de cultures.
Les graines sont semées directement dans le sol et les plants sont entretenus jusqu'à la formation des gousses. La récolte intervient lorsque celles-ci arrivent à maturité. Pour les variétés destinées à être consommées sèches, les graines sont ensuite séchées avant leur stockage.
Dans les exploitations familiales, cette production peut être associée à d'autres cultures. Le haricot présente notamment l'intérêt d'être une légumineuse : comme d'autres plantes de cette famille, il participe au cycle de l'azote dans les sols grâce à sa relation avec certaines bactéries présentes au niveau de ses racines.
Une culture alimentaire avant tout
Le principal intérêt du tsaramaso à Madagascar reste son rôle dans l'alimentation. Les haricots secs constituent une source importante de protéines végétales et peuvent être conservés pendant une longue période lorsqu'ils sont correctement séchés.
Pour les familles rurales, la production présente donc un double avantage : une partie de la récolte peut être consommée directement et le surplus peut être vendu sur les marchés.
Cette fonction distingue le tsaramaso de certaines grandes cultures d'exportation malgaches comme la vanille ou le girofle. Il s'agit avant tout d'une culture vivrière et commerciale locale, même si une partie de la production est également exportée.
Le tsaramaso malgache sur les marchés internationaux
Madagascar exporte effectivement des haricots secs, mais les chiffres doivent être interprétés avec prudence car les statistiques douanières distinguent plusieurs catégories de haricots.
En 2024, Madagascar a exporté environ 13 611 tonnes de haricots secs correspondant à une valeur de 3,86 millions de dollars dans une catégorie douanière spécifique. Les principaux acheteurs étaient la Thaïlande, le Vietnam, l'Indonésie et la Malaisie.
Une autre catégorie de haricots secs représentait la même année plus de 55 000 tonnes et 22,5 millions de dollars. Cette classification regroupe toutefois plusieurs types de haricots et ne permet pas d'attribuer l'ensemble du volume au seul Phaseolus vulgaris.
Le haricot malgache possède donc une véritable dimension commerciale internationale, mais il reste difficile d'en mesurer précisément la place pour le seul tsaramaso à partir des statistiques disponibles.
Une petite culture qui compte beaucoup
Le tsaramaso illustre bien une caractéristique de l'agriculture malgache : une culture peut être économiquement moins spectaculaire que la vanille ou le girofle tout en jouant un rôle essentiel dans la vie quotidienne.
Cultivé sur de nombreuses petites exploitations, le haricot contribue à l'alimentation des familles, à la diversification des revenus et à la richesse agricole des différentes régions de Madagascar.
Avec sa grande diversité de variétés et sa capacité à s'intégrer dans différents systèmes de culture, le tsaramaso reste ainsi l'une des légumineuses importantes de l'agriculture malgache.




