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Le genre Paretroplus

paretroplus menarambo

Paretroplus à queue rouge

Bien sûr ! Le genre Paretroplus regroupe des poissons cichlidés endémiques de Madagascar, principalement présents dans les rivières, lacs et zones côtières de l’ouest, nord et nord-est de l'île. Ce genre est particulièrement intéressant sur les plans écologique, évolutif et conservatoire, car il ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde.

Caractéristiques générales :

  • Famille : Cichlidae
  • Sous-famille : Etroplinae (partagée avec d'autres cichlidés d'Inde et de Madagascar)
  • Habitat : eaux douces et parfois saumâtres (deltas, lacs côtiers, rivières lentes)
  • Taille : varie selon l’espèce, mais certaines peuvent dépasser 30 cm.
  • Alimentation : omnivores à tendance herbivore ou détritivore (algues, matière organique, invertébrés).
  • Comportement : souvent grégaire, certaines espèces sont territoriales en période de reproduction.

Espèces notables :

Il existe une quinzaine d’espèces, parmi lesquelles :

  • Paretroplus menarambo (aussi appelé "Paretroplus à bosse"), endémique du lac Sarodrano, menacé, réputé en aquariophilie.
  • Paretroplus damii, originaire du nord-ouest de Madagascar, relativement robuste.
  • Paretroplus maculatus, espèce au corps tacheté, localisée dans les bassins de l’ouest.
  • Paretroplus kieneri, plus petit que d'autres espèces, avec une forme élancée.

Intérêt scientifique :

Ce genre fait partie d’une ancienne lignée de cichlidés, ce qui en fait un objet d’étude pour comprendre l’évolution des poissons d’eau douce. Leur diversité morphologique est remarquable : certaines espèces sont très hautes de corps, d’autres allongées, ce qui suggère une adaptation à des niches écologiques spécifiques. 

Statut de conservation

De nombreuses espèces de Paretroplus sont gravement menacées (IUCN : EN, CR), à cause de : la déforestation (érosion, sédimentation des rivières), l’introduction de poissons exotiques (tilapias, poissons-chats) et la pollution et la perte d’habitat. Certaines espèces sont quasi éteintes à l’état sauvage mais maintenues en captivité par des aquariophiles et des programmes de conservation.

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